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24.02.2008
Sarko le goujat
Aaaaah, le salon de l'agriculture! Cet événement annuel pendant lequel Chirac appréciait de manger peinard sa petite rondelle de saucisson pendant que l'exposant ravi se confondait en flagorneries...
Le cru 2008 du salon, en plus des vaches et de toute la basse-cour, accueillait cette année une bestiole unique en son genre (la France est assurément trop petite pour en contenir deux, si un pays étranger en veut on le vend en gros...). De pedigree hongrois, le Sarkozy était en effet de passage. Son propriétaire avait dû relâcher sa vigilence car on l'a retrouvé errant dans le salon, accompagné de sa cohorte de journalistes et d'amateurs d'hommes politiques avariés, elle-même précédée de Michel Barnier. La bête, au comportement fantasque et aussi impulsive qu'un taureau, prenait un bain de foule et là, ce fut le drame...
Mettons fin à cette odieuse métaphore animale qui ne flatte en rien la noblesse de la race bovine. Nouveau coup de butor pour Nicolas Sarkozy, qui traverse une crise de délirium à deux semaines du scrutin municipal et avec une popularité chutant dramatiquement.
La voix du chef de l'Etat paraît un peu bizarre, mais ne ressortons pas les brulôts de la théorie du complot. On va laisser aux journalistes du Parisien le bénéfice du doute avant de les accuser d'un montage. Et puis, c'est tellement en harmonie avec la Sarkozy touch qu'on peut difficilement douter de la véracité des propos.
PS: La vidéo est déjà cadenassée sur Dailymotion:

14:20 Publié dans Delirium tremens, Monde de drogués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Salon de l'agriculture
21.02.2008
Le terrorisme biologique c'est pas très très lol!
L'essentiel de mes lectures pendant mes années lycée se réduisait aux bouquins de Tom Clancy, entrecoupés par nécessité de quelques pages de philosophie confucianisme pour montrer que, quand même, je m'élevais bien au-delà des bêlements intellectuels de mes conscrits.
J'aimais bien me plonger dans des univers dont les histoires pouvaient très bien arriver dans la réalité. D'ailleurs, Tom Clancy, tel un Nostradamus de la plume, avait esquissé les attentats du 11 septembre en faisant s'abattre un avion sur le Capitole à la fin de Dette d'honneur.
Cette passion pour les thrillers géopoliticoguerriers s'est bien amenuisée depuis, mais c'est avec plaisir que j'ai renoué des liens avec elle à la lecture de Vector.
A l'instar de Tom Clancy, Robin Cook n'en est pas arrivé tout de suite à l'écriture. Tandis que le premier était recalé des rangs de l'armée de l'air faute d'une vue défaillante, le second, chirurgien de formation, a laissé tomber le scalpel au profit du stylo.
Il va de soi que les connaissances de Cook acquises sur le milieu hospitalier lui offrent une manne d'histoires à nous raconter, et principalement celles dont le sujet a volé la vedette au frisson nucléaire: le terrorisme biologique.
Ainsi, Vector nous interpelle sur cette menace sournoise en illustrant un des scénarios probables. Que se passerait-il si un Russe aigri et nostalgique de l'URSS des goulags et de l'homme à la main de fer dans un gant de velours, expert dans la confection d'armes biologique, rencontrait une bande de skinheads survivalistes prêts à tout pour en découdre avec le gouvernement américain fêlon et la conspiration sioniste internationale?
Alors que Tom Clancy nous invitait à faire nos classes en parcourant ses livres, Robin Cook nous offre une entrée VIP pour les coulisses de la morgue, en suivant deux médecins légistes devant creuser leurs méninges et affûter leur artillerie d'autopsie afin d'éviter le pire. Le tout en n'oubliant évidemment pas de lutter contre leurs démons personnels de fonctionnaires d'Etat à la vie monotone.
'un point de vue narratif, le style, comme chez le père d'Octobre Rouge, est très convenu. Le scénario apporte son lot de rebondissements, ce qui fait du tout un livre agréable à lire. Autre point commun avec Clancy ; le racisme est bien présent. Au lecteur d'y voir un parti pris de l'auteur distillé dans les pages ou simplement un ingrédient répondant au besoin de l'illustration du propos...
Reste à voir le véritable fond du livre. On ne peut penser que Robin Cook écrit uniquement pour nous donner sa propre vision des crises internationales et qu'il n'a pour seul public que les beaufs fans de Steven Seagal. Dans son livre et dans la note qu'il adresse au lecteur en guise d'épilogue, il attire l'attention sur le fait que la question à se poser n'est pas de savoir s'il faut redouter une menace biologique, mais quand celle-ci va-t-elle se manifester. L'évocation de la désinformation usitée par les gouvernements obscurantistes pendant les périodes sombres de l'Histoire contemporaine est un argument qui peut sans peine nous rallier à sa cause... Pas très optimiste, et assez effrayant!
15:51 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Robin Cook, Vector, livre
15.02.2008
Sarkozy: président multifonctions

Plus ça va moins ça va.
Les sondages boudent Nicolas Sarkozy. Moi aussi, et de plus en plus. Non seulement c’est un hargneux gesticulateur gaga du jogging, mais il est doublé d’un démagogue à l’encéphale estourbi.
C’est qu’il en a fait beaucoup, des démonstrations de son incompétence, depuis neuf mois qu’il est élu (laissons de côté sa vision atlantiste de la politique et l’étalage outrageux de sa vie privée). L’une de ses dernières prouesses en date est arrivée en trombe en décembre
dernier, lors de son discours de Latran :
« L’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »
Nous sommes donc contents de savoir que l’Eglise et l’Etat sont censés êtres séparés depuis 1905… Belle conception de la laïcité ! La goutte d’eau qui a fait déborder le vase cependant, est arrivée tout récemment, pendant le dîner annuel du Crif. Une fois encore, Sarko en a profité pour s’illustrer en faisant un discours (toujours monté sur son ressort, version française du moulinet de bras endiablé du copain Benito) qui avait pour dessein de présenter sa nouvelle alternative afin que les Français s’acquittent de leur devoir de mémoire après la confirmation de leur piété religieuse.
Attribuer aux élèves de CM2 le parrainage d’un enfant victime de la Shoah. Grosso modo, chaque enfant se fait le gardien de la mémoire d’un de ces gosses morts des déportations. On sent que Nicolas est très taraudé par les grandes catastrophes de notre histoire. A un point tel qu’il n’hésite pas à prendre des décisions sur-le-champ, emporté par une quelconque euphorie sioniste ? Quelles qu’en soient les motivations, le président de la République se défend en disant que sa proposition est le fruit d’une réflexion mûri avec Xavier Darcos. Les deux compères, sans consulter personne d’autre, en ont déduit qu’il serait bien que chaque élève de CM2 s’identifie à un de leurs défunts conscrits. On hume dans l’atmosphère quelques relents de la lecture de la lettre de Guy Môquet, n’est-ce pas ?
Comme cette dernière d’ailleurs, cette nouvelle trouvaille n’a pas manqué de provoquer un tollé, que ce soient chez les enseignants, parents ou éminences juives. Moi, Nicolas, je fais preuve d’un humanisme débordant en compatissant pour les mômes décédés, qu’est-ce qu’ils ouvrent leurs gueules ?
Tu oublies sans doute, Nicolas, que ces enfants de 10 ans n’auront sûrement pas le recul nécessaire pour comprendre ce qu’on leur demande (à savoir étudier la généalogie de leur filleul, sa vie, etc) et que comme le soulignent à juste titre nombre d’historiens, aborder l’Histoire par la dimension affective est d’une affligeante ineptie.
En outre, si ce n’est pour donner des airs angéliques à un président à la fibre émotionnelle molestée, cette mesure n’a pas lieu d’être. La Shoah doit être enseignée, certes, car nous ne pouvons oublier une telle tragédie. Mais toi, Nicolas, tu aimes les fioritures, tu fais du zèle et tu veux que les gamins de ta république factice prennent des responsabilités au lieu qu’on leur enseigne la véritable approche de l’Histoire. Se souvenir de la Shoah et éviter que cela se reproduise, cela suffit amplement. Inutile d’en rajouter.
Tu es non seulement obscène mais tu te fiches de l’influence de tes idées saugrenues sur le communautarisme. Les victimes de la Shoah ne sont pas les seuls êtres humains que l’Histoire a scarifiés. Mais il est vrai, excuse-moi, que tu aimes toutes les religions ; un jour tu portes la kippa, un autre la mitre et le jour d’après tu lis une sourate du Coran. Le plus éloquent, c’est que tu disais dans une de tes élucubrations que « ce n'est pas le sentiment religieux qui est dangereux. C'est son utilisation à des fins politiques régressives ». Partisan du faites ce que je dis, pas ce que je fais, Nico ?
On ne sait pas quand est-ce que tu t’arrêteras, mais si tes actes n’étaient pas aussi lourds de conséquence, je pense que nous nous autoriserions un instant de fou rire.
10:00 Publié dans Vox populi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.02.2008
Père & Fils

A droite comme à gauche, les esprits s’échauffent. Normal, nous sommes à la mi-février, et les municipales se rapprochent à grands pas. C’est le moment pour les maires et leurs conseillers municipaux d’aller serrer la main des bébés et d’embrasser les mamans (ou l’inverse) et de refaire l’isolation de la piscine couverte pour éviter la frileuse déconvenue d’électeurs mécontents.
Dans le royaume Sarkoland, un feuilleton captivant et plein de rebondissements s’est joué. Plus précisément dans cette contrée irréductible qu’est Neuilly-sur-Seine, le fief politique de l’excité de l’escabeau, fièrement juché sur ses pompes à semelles compensées.
Nicolas se sent déborder d’initiatives ; aussi s’emploie-t-il avec toute l’excentricité qui caractérise les pygmées de son espèce à parachuter, comme on dit dans le jargon, ses affidés dans la lutte pour briguer la mairie.
Seulement, dans plusieurs communes de la Gaule en berne (haha !), on réfute la décision du souverain dont la cote de popularité fond comme neige au soleil. Et Neuilly-sur-Seine fait partie de ces foyers de dissidence, où des luttes intestines à l’UMP se conduisent. La faute à des maires inquiets de laisser leurs camarades s’approprier leurs éminentes prérogatives municipales. A moins que ce ne soit à cause de ces salauds d’électeurs qui contestent avec arrogance la nomination des poulains sortis du ranch de SuperSarko.
Quoiqu’il en soit, nul doute que la scansion du slogan « Martinon, non, non ! » par les Neuilléens indique que ces derniers ne veulent pas du porte-parole de l’Elysée sur leurs terres.
C’est à ce moment-là qu’intervient le second protagoniste de ce vaudeville ; Jean Sarkozy.
Ce jeune homme, qui porte le même patronyme que l’omniprésident pour la simple et bonne raison qu’il est le fils de son père, n’a pas hérité que du nom de famille. La ressemblance est physique, oui, c’est certain. On dénote une filiation dans cette tignasse qu’arborait naguère son père dans le milieu des années ’70, à l’époque où il oeuvrait pour vendre le pain de Jacques Chaban-Delmas.
Ne tombons pas dans le même sombre écueil que certains articles défaillants du PS en portant un jugement trop hâtif sur les apparences. Il n’en est pas du tout nécessaire. Jeannot a du sang bleu. Aussi bleu que la droite française et que ce tsunami qui devait balayer l’hémicycle aux législatives et qui fut réduit à une petite vague à cause de l’intrépide Borloo.
De ce sang l’héritier de Sarko a acquis l’aptitude retorse et nécessaire à la survie dans le monde politique si farouche : la traîtrise. Petit Sarkozy, âgé de seulement 21 ans selon les organisateurs, 22 selon la police, deviendra grand un jour, mais il a déjà acquis les bases de ce qui fit la renommée de son géniteur. Tout comme papa en 1995 qui avait lâché Chirac pour Balladur, le fiston laisse David Martinon sur le carreau. Triste ironie ; on cire les pompes du père, et on se retrouve botté en touche par le fils avorton ! Mais les Neuilléens n’en voulaient pas ; Jeannot s’est fait l’émissaire de papa qui tente de sauver les meubles du naufrage.
On sentait le dénouement de la pièce proche quand, tout fier de l’éviction coup de poing médiatisée qu’il a fomentée, Jean Sarkozy se voyait déjà avec la banderole tricolore sur le buste. Tant de fougue et d’habileté à manier les poignards que l’on plante entre les omoplates n’ont que trop impressionné Patrick Devedjian, mais celui qui traitait madame Comparini de salope a jugé que Jeannot était encore trop petit (point par la taille ; il mangerait la soupe sur la tête de papa) pour cette tâche qui pourrait incomber au divers droite Jean-Christophe Fromantin et à ses potentiels alliés UMP au sein d’une liste commune, prétexte au rassemblement de la droite.
Stigmatisé par des déchirures prenant source dans quelques communes de France et de Navarre, le parti présidentiel balbutie, tandis qu’au sein du PS on se noie dans des borborygmes tout aussi flous, et qu’au MoDem la situation est aussi loin d’être au beau fixe. Le ciel se voile de nuage à l’aube des municipales 2008, et les électeurs vont pouvoir se distraire à faire la pluie et le beau temps. Une certitude demeure ; avec l’écriture en doublon du nom de Sarkozy aux côtés des Morin, Bockel et autres Besson au registre, la traîtrise est loin d’être surfaite.
11:30 Publié dans Vox populi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Jean, Nicolas, municipales, Neuilly
03.02.2008
Armed & Dangerous: impressions de jeu
Je ne suis pas le seul à le penser ; la génération de console précédente n’est pas encore révolue. Même si les revendeurs spécialisés ont opté pour la disparition d’une ludothèque visible pour la Xbox au profit de sa petite sœur au coude à coude avec la PS3 et la Wii, on peut encore trouver quelques jeux qui valent le détour sur le container noir de Microsoft.
Armed & Dangerous fait partie de ces petits jeux qui ne laisseront pas une empreinte inaltérable dans l’histoire du jeu vidéo, mais qui valent le coup d’œil, peut-être pas à 60 €, mais déniché en fond de rayon et à pas cher, c’est un achat que l’on peut rentabiliser.
Certes, le moteur graphique fait vieillot. En contrepartie de pouvoir se balader sur de vastes maps, on doit accepter un peu de clipping. Les environnements sont dépouillés et les textures basiques mais le jeu peut se vanter de remplir l’une des missions premières du jeu vidéo : distraire. Le jeu ne s’appuie pas non plus sur une grande richesse de scénario. Il fait aider Romain (o/) et ses deux acolytes Q et Jonesy à combattre contre les trouves du vilain roi Clouvis, tout au long de 21 missions, qui grosso modo sont des clones les unes des autres.
Mais alors, comment diable ce jeu arrive-t-il à distraire si ce n’est par ses graphismes et son scénario, me direz-vous ? C’est tout simple et ça se résume à un gameplay rudimentaire et un humour décapant.
Pour bien faire le ménage dans le royaume corrompu, sont à votre disposition une petite vingtaine d’armes dont les effets sont aussi farfelus que leurs noms : le plus petit trou noir du monde, la bombe vice-versa ou encore le lance-requin. Pour se frotter à ces différents instruments de torture, les développeurs de chez Lucas Arts ont prévu une horde d’ennemis… mais aussi de moutons, de pingouins et autres bestioles innocentes qui n’ont absolument pas demandé à entrer dans le conflit. Les décors peuvent être en partie détruits, on court, on saute, on blaste ; bref, on s’amuse.
Les phases de jeu sont entrecoupées par des scènes cinématiques auxquelles les dialoguistes ont apporté un soin tout particulier lors de leur conception. On ne manque pas de rigoler et les concepteurs du jeu n’hésitent pas à user de l’autodérision en parodiant certaines de leurs franchises comme Star Wars. En entrant dans le pub installé à un endroit de chaque niveau, il est possible de se soigner ainsi que ses camarades, faire le plein de munitions, et il faut prendre le temps ne serait-ce qu’une fois d’écouter les brèves de comptoir égrillardes que s’échangent les clients.
On peut concéder que le jeu fasse pâle figure à côté des productions actuelles et qu’il soit à des années-lumières de la classification « hit », mais son côté déjanté et totalement assumé, associé à son prix maintenant dérisoire en font que vous pouvez investir dedans sans trop de souci. On a tous besoin de ces petits moments de détente à la fin d’une journée chiante de boulot…
13:43 Publié dans jeux vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Armed and Dangerous, Lucas Arts, Romain
01.02.2008
Astérix aux Jeux Olympiques: ou comment dénigrer un film qu'on n'a pas encore vu
Il y a un temps pour tout : un pour la prospérité, et un pour la débâcle. Aux Etats-Unis, on a spéculé, spéculé et la crise des subprimes est survenue. En France on a spéculé, spéculé après deux épisodes plutôt convaincants, l’un pour son adaptation fidèle et l’autre pour son Nullissime humour, sur le dernier Astérix en préparation. La bobine enfin sortie des laboratoires de montage et installée dans les premiers galets des cabines de projection, tout le monde retient son souffle… Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques est donc le 3ème film de la saga initiée par Claude Zidi en 1999. On peut lui associer un certain nombre de facteurs qui ne sont pas anodins : un budget colossal de 78 millions d’euros (!), un casting « exhibitionniste » avec 24 stars par seconde et surtout une réputation forte de 24 millions d’entrées cumulées pour les deux opus précédents. Sans compter évidemment qu’il est rare de trouver des gens qui n’ont jamais eu vent des aventures gauloises d’Astérix et de son compagnon à la bedaine toute de cervoise remplie et aux muscles d’airain.
Quelques changements interviennent en première ligne avec l’éviction accueillie à bras ouverts pour certains de Christian Clavier (titulaire d’un Gérard du Cinéma cuvée 2007, ça ne s’invente pas ! ) au profit de Clovis Cornillac, constant dans son ascension. Qui a dit que nous troquions un aveugle pour un borgne ?…
Revenons donc aux instants lourds de suspense qui précèdent la levée du rideau. Le film va-t-il être à la hauteur de ses prédécesseurs ? Serai-je repu après avoir avalé mon double big mac sauce « Dubosc-Poelvoorde-Cornillac-Depardieu-Delon-et-j’en-passe » ? La salle s’éteint… … et quelques deux heures plus tard, il semblerait que les spectateurs aux âmes faméliques et friands d’ exhibition de la jet-set restent un peu sur leur faim. Ou bien au contraire ressortent avec les méninges ulcérées par une potion magique au goût trop aigre dans le pire des cas, et à l’arôme tout à fait insipide dans une vision plus optimiste.
On s’en remettra aux avis des journalistes qui, même s’ils donnent parfois l’impression de ne pas avoir vu les films critiqués, donnent un même son de cloche et attestent du camouflet subi par Astérix :
« Les gags sont plats, le volume comique des personnages secondaires (...) bridé, les répliques souvent anémiques. » Le Parisien
« Le film n'est pas à la hauteur (...) La vacuité de cette gigantesque marmite finit même par susciter un sentiment de malaise (...) une production qui n'a retenu du tandem dont elle s'inspire que la force de frappe (...) en oubliant la souplesse et l'intelligence d'adaptation qu'elle requiert. » Le Monde
« Un "Astérix ..." consternant d'indigence, aux gags mal écrits et faisant défiler les caméos de milliardaires du sport (...) totalement inefficace. » Les Inrockuptibles
La palme revenant quand même à Libération :
« Le vide sidérant que laissent ces deux heures de bruit confirme au moins que le pouvoir économique (...) oeuvre d'arrache-pied à l'abêtissement des foules. »
Reste maintenant à voir le film pour savoir s’il est préférable de rejoindre les rangs des mécontents ou bien de soulever un élan de dissidence. Mais avant même de faire don de 8 € pour assister à la séance, quelque chose me dit que de toute manière Astérix n’aura même pas la médaille en chocolat à ces Jeux Olympiques.
16:30 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Astérix, Thomas Langmann, Obélix, Gérard Depardieu, Clovis Cornillac
