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21.02.2008

Le terrorisme biologique c'est pas très très lol!

L'essentiel de mes lectures pendant mes années lycée se réduisait aux bouquins de Tom Clancy, entrecoupés par nécessité de quelques pages de philosophie confucianisme pour montrer que, quand même, je m'élevais bien au-delà des bêlements intellectuels de mes conscrits.

J'aimais bien me plonger dans des univers dont les histoires pouvaient très bien arriver dans la réalité. D'ailleurs, Tom Clancy, tel un Nostradamus de la plume, avait esquissé les attentats du 11 septembre en faisant s'abattre un avion sur le Capitole à la fin de Dette d'honneur.
Cette passion pour les thrillers géopoliticoguerriers s'est bien amenuisée depuis, mais c'est avec plaisir que j'ai renoué des liens avec elle à la lecture de Vector.
A l'instar de Tom Clancy, Robin Cook n'en est pas arrivé tout de suite à l'écriture. Tandis que le premier était recalé des rangs de l'armée de l'air faute d'une vue défaillante, le second, chirurgien de formation, a laissé tomber le scalpel au profit du stylo.
Il va de soi que les connaissances de Cook acquises sur le milieu hospitalier lui offrent une manne d'histoires à nous raconter, et principalement celles dont le sujet a volé la vedette au frisson nucléaire: le terrorisme biologique.
Ainsi, Vector nous interpelle sur cette menace sournoise en illustrant un des scénarios probables. Que se passerait-il si un Russe aigri et nostalgique de l'URSS des goulags et de l'homme à la main de fer dans un gant de velours, expert dans la confection d'armes biologique, rencontrait une bande de skinheads survivalistes prêts à tout pour en découdre avec le gouvernement américain fêlon et la conspiration sioniste internationale?

 Alors que Tom Clancy nous invitait à faire nos classes en parcourant ses livres, Robin Cook nous offre une entrée VIP pour les coulisses de la morgue, en suivant deux médecins légistes devant creuser leurs méninges et affûter leur artillerie d'autopsie afin d'éviter le pire. Le tout en n'oubliant évidemment pas de lutter contre leurs démons personnels de fonctionnaires d'Etat à la vie monotone.
'un point de vue narratif, le style, comme chez le père d'Octobre Rouge, est très convenu. Le scénario apporte son lot de rebondissements, ce qui fait du tout un livre agréable à lire. Autre point commun avec Clancy ; le racisme est bien présent. Au lecteur d'y voir un parti pris de l'auteur distillé dans les pages ou simplement un ingrédient répondant au besoin de l'illustration du propos...

Reste à voir le véritable fond du livre. On ne peut penser que Robin Cook écrit uniquement pour nous donner sa propre vision des crises internationales et qu'il n'a pour seul public que les beaufs fans de Steven Seagal. Dans son livre et dans la note qu'il adresse au lecteur en guise d'épilogue, il attire l'attention sur le fait que la question à se poser n'est pas de savoir s'il faut redouter une menace biologique, mais quand celle-ci va-t-elle se manifester. L'évocation de la désinformation usitée par les gouvernements obscurantistes pendant les périodes sombres de l'Histoire contemporaine est un argument qui peut sans peine nous rallier à sa cause... Pas très optimiste, et assez effrayant! 

Commentaires

Pas très très lol mdr plutôt !

Ecrit par : Nemo | 22.02.2008

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