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07.09.2007
"I'll be back" Arnold Schwarzenegger, Terminator, 1984
Vous me croyiez morts? Hélas, ou fort heureusement, c'est selon, je suis bel et bien là (et las), végétant quelque part devant un ordinateur ou scrutant vos moindres faits et gestes dans la rue. Observer avant d'agir, telle est ma devise canonique.
Après quelques déboires pour cause de boulot/emménagement/reprise des études, je ne souffrais que trop du manque de temps, de motivation et d'occasion (et de connexion internet surtout) pour nourrir ce blog de pensées colorées et pertinentes. Je fais alors mon retour dans cette blogosphère semblable à un moulin de campagne, pas besoin de frapper pour entrer.
Et comme je n'ai - toujours - pas d'événements passionnants à relater en ces quelques lignes, je parlerai donc des deux derniers films que j'ai vus. On se réintègre comme on peut...

Le premier s'intitule 100 Girls. Je souhaitais faire un billet court et ce film me rend un grand service tant sa substance est peu consistante. Au vu du titre, les plus perspicaces d'entre vous, chers lecteurs intelligents et éveillés, pourront aisément déduire que le film appartient à l'espèce de ces longs-métrages calibrés pour un public teen.
C'est d'ailleurs tout à fait ça. Prenez un pauvre gars pommé et frustré de la turgescence qui un soir pénètre dans l'internat des filles du campus et profite d'une providentielle panne de courant pour tremper le biscuit dans la coupe parfumée d'une des pensionnaires... sans en connaître le visage.
Voilà donc que notre héros fraîchement dépucelé part à la conquête de son Graal érotique, sa Madeleine de Proust du zizi, pour bien évidemment renouveler l'expérience de la sainte éjaculation transcendantale.
Le principe de base est intéressant, mais la suite n'est qu'un ersatz d'American Pie, avec des gags certes drôles, mais le rythme étant très maladroitement orchestré, on s'ennuit. Mention spéciale tout de même aux dialogues débordant de métaphores sur la bête qui est sortie de notre côte un beau matin... Un bon petit divertissement, à la condition sinne qua non de ne vraiment rien avoir de mieux à faire.

Le second film a plus retenu mon attention.
Mettant en scène le célèbre Jean Dujardin qu'on ne présente plus après la déferlante Brice de Nice, Bienvenue chez les Rozes est un film surprenant à bien des égards. MG et son acolyte sont tous deux en cavale après s'être fait la belle lors d'un transfert de prison, et le destin veut que le tandem fuyard atterrisse dans une maison habitée, comme le titre le laisse entendre, par les Roze. Le simulacre ne dure guère longtemps et leur identité de hors-la-lois est bien vite découverte. Cependant, au lieu de les livrer simplement à la police comme l'exige l'éthique de notre belle société sarkozyste, les Rozes se font les complices des deux malfaiteurs.
Frappés du syndrôme de Stockholm dans une version exacerbée, ils n'hésitent pas à tuer oncle et boniche pour assurer un confort tout à fait incongru à leurs hôtes-ravisseurs.
Entre les dialogues, le jeu d'acteur et la mise en scène, se glisse un renversement de la situation, MG et son jeune ami (campé par Lorant Deutsch) se retrouvent otages de cette famille décidément très singulière: entre une fille nymphomane, un oncle hippocondriaque et des parents légèrement atteints, braqueurs comme spectateurs n'ont qu'à bien se tenir!
14:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bienvenue chez les Rozes, 100 Girls, Cinéma
