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31.07.2007

Okami - Le test

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J’en avais déjà parlé à quelques reprises sur ce blog, sans toutefois pouvoir vous fournir un test, n’ayant pas fini le jeu. Depuis hier, c’est chose faite. Voici donc pour vous, en avant-première super en retard, le test d’Okami made by Perf. 

Comme d’habitude, petite présentation avant de nous engager plus loin. Okami est un jeu d’aventure développé par feu Clover, un studio affilié à Capcom. Dans ce jeu, vous accomplissez la destinée de la déesse du soleil, Amaterasu Omikami, réincarnée dans le corps élancé d’un loup blanc à la fourrure ornée de runes vermeilles. L’histoire baigne dans le folklore japonais comme on s’en serait douté, avec toute la mythologie l’accompagnant. La louve divine rencontrera une myriade de personnages hauts en couleur durant son périple dans les terres du Nippon.

Ce qui fait qu’Okami se démarque des autres jeux du genre, c’est bien évidemment son traitement graphique. Les amateurs d’art seront aux anges, puisque personnages comme décors sont réalisés entièrement en cel-shading du plus bel effet. On ne tombe jamais dans la saturation, les couleurs évoquent de sublimes aquarelles et le tout offre un rendu absolument sublime rarement constaté jusqu’alors. Les scènes cinématiques qui jalonnent la progression sont réalisées avec le même moteur graphique, et quelques éléments de ce conte oriental vous seront dévoilés par le biais d’enluminures de toute beauté. De ce point de vue, l’immersion est totale, puisque la bande son adjointe à ce beau tableau lie l’épique au mystique, arborant des thèmes variés qui vous suivront jusqu’au terme de cette grande épopée.

Grande, oui. Les terres – et les mers – que vous traverserez sont aussi éclectiques que gigantesques, des plaines enherbées et verdoyantes, des ruines, des villages reposants… plus une multitude de petits donjons à visiter. La quête principale requerra que vous vous y atteliez au minimum trente heures, ce qui est un luxe par les temps qui courent. Pour les hardcore gamers qui voudraient boucler le jeu à cent pourcents en récoltant tous les secrets et en accomplissant toutes les quêtes annexes, il faudra ajouter à ce temps incompressible une bonne dizaine d’heures au moins.

Outre sa singularité visuelle qui lui confère une dimension onirique, Clover a également mis les bouchées doubles pour nous servir un gameplay aux petits oignons. Bien sûr, le jeu récapitule les poncifs du genre avec exploration de donjons, ratissage de carte, dialogues multiples, collecte d’items… Mais plus original, il peut ici être fait usage d’un pinceau pour modifier votre environnement, dans les possibilités circonscrites par les contraintes imposées cela va de soi. En appuyant sur la touche R1 et en la maintenant enfoncée, une feuille de parchemin se plaque alors sur l’écran et le temps se fige. A l’aide du bouton carré et du stick analogique gauche, vous pouvez laisser libre cours à votre élan artistique. Pour exalter vos talents de peintres, vous devrez récupérer les 13 techniques du pinceau céleste détenues chacune par des divinités du catalogue polythéiste japonais qu’il faudra libérer. Cela va de la simple lame tranchante au contrôle des éléments.

Vous pouvez user de ces techniques aussi bien en combat que dans les phases de déplacement. Le level design a été savamment élaboré pour pouvoir tirer profit au maximum de l’idée du pinceau, et il vous faudra parfois réfléchir un moment avant de trouver la clé des énigmes qui entraveront votre progression, même si la difficulté reste raisonnable.

Okami a indéniablement un petit côté RPG ; les combats se font en temps réel, mais les ennemis sont représentés sous l’aspect de parchemins flottant à la surface sur la map. Si vous décidez d’aller à l’affrontement, vous vous retrouverez alors enfermer dans une zone qui sera l’espace réservé à la belligérance. Qui dit RPG dit aussi points d’expérience. Ici ce sont des orbes nommées sphères de bonheur qui en remplissent le rôle. Leur nom laisse présager le moyen de se les approprier ; accomplissez de bonnes actions et vous en serez gratifié, le moyen le plus courant d’en avoir étant de nourrir les animaux que vous croiserez… en se dotant au préalable de la nourriture adéquate !

Okami côtoie les cimes de l’excellence, et il pourrait sans difficulté s’y hisser si les quelques problèmes de caméra ne venaient pas s’immiscer çà et là. Pendant les combats, c’est certes gênant mais pas insurmontable, ça l’est plus dans les phases de plate-forme qui demande adresse et précision. Hormis cela, il n’y a guère de choses à propos desquels on puisse faire grief au jeu ; tantôt proche de l’élégie, sémillant et gracieux à d’autres égards, mâtiné d’humour et de spiritualité, Okami est une aventure qui vaut vraiment d’être vécue et qui ne laissera personne indifférent. On a même droit à un discours écolo bon chic bon genre par les temps qui courent.

Inutile de vous faire un dessin pour vous dire que ce soft qui s’inscrit au testament de Clover peut revendiquer ses lettres d’or sans craindre de passer pour un voleur. Alors tous à vos pinceaux pour un ultime hommage à ces développeurs de génie, et ainsi rendre la Monet de leur pièce…

27.07.2007

MGS4: premières impressions

 

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On n’arrête pas de saliver pendant l’attente de l’arrivée de MGS4 sur PS3 (et sur Xbox360 ?). Alors que la date de sortie mondiale oscille entre 2007 et 2008, Kojima san a su satisfaire l’appétit des fans de la saga en montrant une démo jouable en live lors de la conférence organisée pour marquer les 20 ans de la franchise Metal Gear. Ainsi donc, une partie du gameplay du jeu nous est dévoilée dans une vidéo qui frise le quart d’heure. Inutile de préciser qu’au niveau de l’intrigue, rien ne passe au travers des mailles du filet, le scénario étant un point fort de la saga.

La première constatation, d’ordre graphique, est très agréable. C’est beau, et l’on est loin de l’aliasing scintillant du temps de la PS2. Mais la baffe n’est pas énorme, car on nous a abondamment nourris de vidéos in game de jeux au moins aussi beaux que MGS4. Toujours est-il que les décors aussi bien que les personnages bénéficient d’une modélisation très soignée. Ce qui impressionne par contre c’est l’envergure de la map et la profondeur d’horizon. Qui plus est, l’interaction avec le décor semble plus poussée avec possibilité d’en détruire certains éléments. L’histoire fait suite aux événements narrés dans MGS2, et l’on se retrouve dans un futur apocalyptique où l’énigmatique Liquid-Ocelot a visiblement instauré un beau chaos. Les décors du « niveau » montré ne sont que désolation, mais le niveau de détail évite les environnements fades et monochromes. Le « No Place to Hide » qu’on nous avait balancé lors des premiers trailers semble ici bien s’illustrer ; on est catapulté au milieu d’une guérilla urbaine entre deux factions ennemies.

Old Snake, qui souffre de la manifestation du virus Fox Die après de longues années d’incubation, dispose de la même palette de mouvement que dans les précédents jeux, plus quelques autres. Il est notamment possible de faire des roulades latérales afin d’échapper aux assauts ennemis. Il est indéniable que Kojima s’est inspiré du gameplay très abouti de Splinter Cell, notamment dans le système de visée par exemple. A noter que l’on peut, en plus de viser, se déplacer en vue subjective, à l’aide du système SIXAXIS (le capteur de mouvement à 6 degrés de liberté intégré dans le pad PS3). Cette vue semble cependant peu se prêter à de l’infiltration, et on se demande si tout cela est très instinctif avec la gestion de l’inclinaison de la manette. La caméra en vue de plongée verrouillée a été mise au placard, et à l’instar de Splinter Cell et de la version optimisée de MGS3 (Subsistence), on a désormais une caméra libre à 360 degrés.

Pour l’infiltration, Old Snake dispose d’une sorte de cache œil bionique baptisé Solid Eye qui lui permet entre autre de zoomer pour voir loin. Il est entièrement vêtu d’une combinaison high-tech et peut grâce à elle se fondre dans le décor par mimétisme, au nez et à la barbe des troupes. Le carton arrive en fin de contrat, et maintenant c’est dans un tonneau que Snake peut se dissimuler. Plus résistante, cette couverture sera sans doute à l’épreuve des balles pendant quelques instants. Snake peut se déplacer en roulant dans le tonneau, mais s’il en abuse, il aura des haut-le-cœur.
On en sait également peu sur l’IA des gardes ennemis ; leurs déplacements semblent scriptés mais peut-être moins qu’avant, et ils sont toujours capable de passer une zone au crible en s’organisant en petits groupes d’investigations.

Pour les neutraliser, Snake pourra faire appel à une version plus sophistiquée du CQC (Close Quarter Combat) avenu dans MGS3. Il sera aussi possible de désarmer l’adversaire pour s’emparer de son arme. La gestion des items et de la combinaison se fait par contre toujours par l’intermédiaire de menus de sélection, ce qui du coup casse un peu le rythme, alors qu’on pouvait le faire sans interrompre l’action dans les jeux d’Ubi Soft. 

Ce premier contact avec MGS4, annoncé comme le dernier jeu auquel Kojima prendra activement parti, est une bonne nouvelle. D’une réalisation soignée avec des moteurs physiques et graphiques de qualité, le jeu semble sur une bonne pente. Cependant, avec le contexte du jeu, ne se tournera-t-il pas davantage vers quelque chose comme Rainbow Six, où l’action a une place plus grande ? Réponse quand une démo pour le public sera disponible…

 

PS : Les anglophones apprécieront mieux la vidéo, disponible sur Gameblog en VOSTA.

25.07.2007

Spiderman

Une superbe parodie du film de Sam Raimi, avec Sarah Michelle Gellar dans le rôle de Kirsten Dunst et Jack Black à la place de Tobey Maguire! 

Sarkozy, mon héros

381b8f3972db3b4c8d9a503852ad9c9f.jpgLa bonne nouvelle internationale du moment, c'est la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien qui ont pu, après huit ans d'attente en Libye, rejoindre leur pays hier. On les a grâciés et tout le monde s'en félicite. La France est nimbée de lumière, grande actrice dans les négociations qui ont mené à cet heureux dénouement.
Evidemment, comme tout le monde, je suis content qu'on ait pu éviter que ces individus basculent au bout d'une corde, mais à qui reviennent les lauriers? Sarkozy, sa femme, ses enfants, son caniche, ses boutons de manchette... Il a été finaud Nicolas, en envoyant la première dame de France en Libye, et qui plus est l'événement était tellement attendu depuis huit longues années. 

Mais qu'en est-il des autres acteurs de cette affaire? Car, s'il est vrai que sa fonction lui impose de s'occuper de ce genre de problème, Nicolas Sarkozy n'a pas été le seul élément de cette affaire. Sa femme non plus. Or si l'on en croit les médias, le couple présidentiel a fait tout le boulot. Cependant, une femme du nom de Benita Ferrero-Waldner, qui accompagnait Guéant et Cécilia en Lybie pour les ultimes négociations, connait bien le dossier. Et on n'a que très peu entendu le nom de la commissaire européenne des relations extérieures...
Heureusement, la Bulgarie n'est pas si ingrate puisque l'Autrichienne a été intronisée citoyenne d'honneur de Sofia... avec les Sarkozy bien entendu.
Tout le monde parle d'un coup d'éclat pour Nicolas et Cécilia, et il n'y a pas à chipoter, ils ont fait mouche. Sarko renforce un peu plus son omniprésence médiatique et sa cote de petit père des peuples, tandis que Cécilia peut monter au créneau en marquant des points grâce à sa BA. Evidemment, ces branques de gauche qui ne savent pas comment faire choir le roi de son piédestal s'attaquent à l'immixtion de Cécilia dans l'affaire et se mettent eux-mêmes hors-jeu. Après la défaite de Ségolène remarquez, ça les irrite qu'une femme soit à nouveau sous les feux de la rampe...
Nicolas signe là d'une pierre deux coups: en plus de mettre en avant sa douce Cécilia (alors qu'il renâclait à la voir trop exposée à une époque pas si lointaine...), il casse sérieusement les burnes du PS qui se trouve à cours d'arguments offensifs. Cerise sur le gâteau, la visite du président en Libye au lendemain de la libération des ex condamnés à mort reçoit forcément le bon Dieu en confession. Efficace pour amadouer la clique libyenne et ainsi entamer des procédures aux buts moins humanitaires et au délicieux parfum d'oseille...

On prend les paris pour la date de la libération de Bettancourt? 

23.07.2007

Cinéma: les jeux sont faits...

En matière d'adaptation de jeu vidéo au cinéma, on a rarement été gatés: entre Mortal Kombat (berk), Street Fighters (reberk), Super Mario Bros (ultramegaberk) et autres Tomb Raider ou Resident Evil (j'arrête partez pas!), ça a été un beau fiasco. Seul Silent Hill tirait son épingle du jeu en étant correct.
Le 18 juillet dernier est sorti Dead or Alive, adaptation du jeu de combat de Tecmo. Je ne l'ai pas vu mais honnêtement je n'en attends pas beaucoup... On a appris à être cléments avec tout ça aussi il faut bien le dire.
Mais penchons-nous sur l'avenir, car moultes autres adaptations sont en chantier. Petit tour d'horizon.

On ouvre le bal avec Devil May Cry, dont on connaît finalement peu de choses: ni nom de réalisateur, ou ceux d'acteurs, nada. Une série télé devrait cependant voir le jour cette année au pays du soleil levant.
Ensuite, direction les plaines du Japon médiéval avec Onimusha. On retrouvera Takeshi Kaneshiro sans doute dans le rôle du samouraï Samanosuke Akechi, à qui il avait d'ailleurs prêté ses traits dans les premier et troisième jeux. On aurait bien aimé le voir donner la réplique à notre Jean Reno national qui prenait la place de guest dans Onimusha 3. Derrière la caméra on retrouvera Christophe Gans.
Ce qui nous amène tout logiquement à parler de Silent Hill 2, Gans ayant réalisé le premier. On ne sait pas trop si le réalisateur du Pacte des Loups va reprendre les commandes, mais il sera très proche du projet.
Toujours dans la transition, on notera qu'avant de renouer avec les ruelles suintantes de la ville noyée dans le brouillard, le scénariste de Silent Hill est allé épauler Roger Avary pour adapter Driver, le jeu qui nous apprenait à devenir un cador du volant...
Ca fait beaucoup, mais ce n'est pas fini, puisque après avoir vu filtrer des noms tels que Peter Jackson ou Guillermo del Toro, la réalisation de Halo, le hit planétaire de Bungie, se voit finalement confiée au puceau Neill Blomkamp, à qui l'on doit ceci.

On clot en beauté cette prospective de futures adaptations (bouzes?) par l'arrivée prochaine de Metal Gear Solid sur les écrans. Enfin! Tout comme pour DMC, pas de réalisateur désigné, on ne sait pas qui incarnera le légendaire Snake, et l'on espère secrètement que Hideo Kojima, géniteur de la saga, s'impliquera dans le projet.
Tout ceci devrait arriver dans le meilleur des cas cette année et s'étaler sur une période d'au moins trois ou quatre ans. D'ici là prions pour que nos avatars de pixels ne subissent pas une humiliation de plus dans les salles obscures.

22.07.2007

Pas de doute sur Christine, celle-là Sarko, il Lagarde!

f8a94439c9e7c085c4192dcc9eff0355.jpgDécidément, Sarkozy a la cote auprès des femmes. Après avoir fait Chevalier de la Légion d’honneur la femme de l’impoli Devedjian, voilà que ses deux petites juments de ministères que sont Dati et Lagarde le font clairement bander. Enfin, pour Dati, vu la valse des postes qui s’opère dans le cabinet de la garde des Sceaux, Sarko est plus là pour sauver les meubles…

Mais avec Christine Lagarde, tellement en osmose avec le nain, c’est vraiment top moumoute, au point que Nicolas ne doit plus toucher le sol, si vous voyez ce que je veux dire…

Déjà, l’ancienne avocate tout droit sortie du prestigieux cabinet américain Baker & McKenzie, rien que ça, a de fortes affinités avec les USA. Pensez-vous, avec une collaboratrice qui témoigne d’un atlantisme à peu près aussi prononcé que lui, Nico a de quoi sentir ses tétons durcir !
Et la deuxième chose qui fait que Sarko aimerait sûrement que Christine prenne la place de Cécilia (renvoyons-la au chevet de Jacques Martin !) dans son plumard bleu, c’est le fait qu’elle ait défendu avec véhémence le projet de loi TEPA (Travail Emploi Pouvoir d’Achat), que nous connaissons mieux sous l’appellation de « paquet fiscal ».

Pour elle, c’est clair et net, on est tous de gros branleurs. Le travail a trop longtemps été bafoué, mésestimé, dénigré, alors que Christine, nostalgique de ses cours de philosophie, est persuadée d’une chose : le travail rend heureux. Elle va même jusqu’à citer Confucius (la version travail-famille-patrie asiatique) :  « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour. »

Commençons donc par la défiscalisation des heures supplémentaires, pierre angulaire du texte. C’est la traduction concrète du « Travailler plus pour gagner plus » du père Sarko. Pendant la période d’application des 35 heures, si l’on s’en remet à la pensée lagardienne, on n’était pas assez heureux, donc en faisant des heures supp’, on devrait exploser notre quota de bonheur ! Bande d’ignares que nous sommes, c’était pourtant si évident !

C’est bien beau d’augmenter le nombre d’heures travaillées, d’autant plus qu’aucune ponction ne sera effectuée, chez les salariés comme chez les patrons. Mais cela va-t-il réellement servir l’emploi ? Les patrons seront-ils réellement incités à embaucher plus, ou choisiront-ils de s’appuyer sur le personnel existant et revenir ainsi à une ère antérieure aux congés payés ? Les salariés qui effectuent des tâches « à haute pénibilité » et qui triment déjà huit à dix heures par jour accepteront-ils de faire du bonus ? Tant de questions auxquelles seul l’avenir peut apporter les réponses, et qui s’ajoutent aux zones d’ombres planant sur le texte ; quel sera le plafond des heures supplémentaires défiscalisées, et combien tout cela va-t-il nous coûter ? La question du coût peut être considérée comme un faux problème ; on a vu bien des économies se remettre sur pieds par une relance par le déficit, donc du moment que cela porte ses fruits… Mais avec le poids écrasant de la Dette, le déficit de la Sécu, les recettes de l’Etat que Sarko veut diminuer (en les renflouant sous le manteau), et un coût initial de 6 milliards d’euro, le peuple crédule est face à un épouvantail…

Le reste des  mesures évoquées dans le texte sont déjà bien connues ; suppression des droits de succession, ajustement du bouclier fiscal à 50 %, abattement de l’ISF sur la résidence principale, la déduction des intérêts d’emprunts sur les impôts et la mise en place d’un revenu de solidarité active (RSA), projet qui végète depuis longtemps.

En gros, des mesures qui privilégient essentiellement les gros revenus, que Christine Lagarde avoue sans vergogne souhaiter faire revenir de l’étranger, pour ceux d’entre eux qui se seraient exilés dans une contrée à la fiscalité moins progressive.
Alors voilà, tout est dit, pendant que madame Lagarde fait passer la France d’en bas pour un ramassis d’oisifs gras du bide, ceux qui vont décrocher le paquet fiscal à la tombola du Parlement seront les gros poissons. De quoi devenir hirsute quand la ministre de l’Economie et des Finances assène un « il faut arrêter de penser et se retrousser les manches ». La mesure qui cependant pourrait rétablir un minimum de justice est la majoration des parachutes dorés. On l'attend de pied ferme celle-là, tant l'affaire Noël Forgeard a laissé un goût plus qu'amer dans toutes les bouches...

Le travail c’est la santé qu’ils disent ? Répondons simplement que ne rien faire c’est la conserver ! Nan mais !

21.07.2007

Le billet méchant du jour

Harry Potter survit et Voldemort trépasse.

Voilà, je vous ai fait éviter l'achat d'un bouquin! Mouaaaaaaahahahaha. 

18.07.2007

Mad'n Good...

Impressionnant! O_O

 

Le million! Le million!

S'il y a bien quelque chose que Sony avait perdu l'habitude de voir, c'est bien les chiffres avec plein de zéros derrière, hormis ceux inscrits dans la colonne débit de son compte qui ont servi à financer la production de la PS3. La console des bobos a donc atteint récemment le million d'exemplaires écoulés sur le sol nippon. Rappelons que la Wii avait dépassé ce cap en seulement deux mois de commercialisation. Même si ça ne fait pas de lui la lanterne rouge des constructeurs, Sony essuie quand même un échec relatif quand on a un point de vue rétro sur les succès indiscutables de la Playstation et de la Playstation 2.
Les raisons de ce délaissement?  Sans être analyste et en consultant les chiffres sur divers sites, on peut sans trop prendre de risque pointer du doigt le manque de jeux (soyons réalistes, la PS3 ne propose aucune killer app à l'heure actuelle). La seconde raison est associée au prix de vente de la console, qui a d'ailleurs fait l'objet d'une véritable braderie à l'aube de la sortie européenne de la machine de Sony. Une fois n'est pas coutume, l'import peut se révéler avantageux pour l'acquisition d'une PS3 version 20 Go; 499€ chez nous contre seulement 39800 yens (environ 250 euros) dans l'archipel. Une baisse de prix qui ne fait qu'accroître la différence de prix entre les deux pays, initialement de 150 € environ à chaque sortie de console de salon.
Quel avenir pour la PS3? Deux jeux sont susceptibles de rebooster les ventes de la console de Sony, le duo FFXIII/FF Versus XIII ainsi que MGS4: Guns of the Patriots. Pour ce dernier, ce n'est même pas sûr qu'il dynamise autant les ventes de la console qu'aux USA ou sur le marché européen, tant on sait que l'impact des MGS sur le public japonais est moindre. 

Toutefois, si c'est un coup d'épée dans l'eau pour Sony, tout n'est pas perdu dans la guerre des consoles comme dit plus haut ; la troisième marche du podium revient à Microsoft qui n'arrive décidément pas à imposer sa Xbox 360, qui souffre de l'impopularité de sa grande soeur. Et ce malgré les efforts de Hironobu Sakaguchi et son Blue Dragon qui, à défaut d'avoir lancé un pavé dans la mare, a juste fait quelques imperceptibles vibrations...

Sony peut donc dire merci à Microsoft de fermer la marche derrière lui, à moins qu'il ne reproche à l'ami Billou les quelques facéties dont il est coupable. Si la PS3 a connu un faux problème de pénurie à son lancement au pays du soleil levant (la faute à des diodes Blu-Ray fastidieuses à produire) la réalité s'est cruellement révélée avec le lancement catastrophique en territoire français. Ken Kutaragi en a même avalé sa cravate.

Bien entendu, cette analyse se cantonne aux frontières japonaises, n'allez pas en tirer des conclusions au rang mondial!

Cette next-gen se révèle bien ennuyeuse pour l'instant, et ce par divers points: trop chère, avare en jeux et trop axée sur l'aspect graphique. Ce dernier point ne se vérifie cependant pas pour la dernière née de Nintendo, qui même si elle marque la différence avec sa Wiimote, n'arrive pas à nous convaincre vraiment pour le moment.
Mais pour finir avec un mot sur Nintendo, il serait bien inutile de se faire du souci pour le géant basé à Kyoto, car si chute il y a elle sera largement amortie par la bouée de sauvetage du marché des consoles portables...

 

16.07.2007

Take me to your dealer

Oui, je vous vois tous venir avec vos protestations d’internautes aigris. J’avais dit que je ferais des podcasts audio (oui j’aime les pléonasmes), mais principalement ne signifie pas exclusivement. Et comme le sujet qui nous passionne aujourd’hui est une critique de 3 DVD et que je veux dire des choses clairement sans bafouiller comme une otarie moldave, l’art scriptural me semble plus approprié. Désolé pour les quelques filles qui se tripotaient en écoutant ma voix de Don Juan.

Qu’est-ce donc que ces trois fameux DVD ? Il s’agit d’une trilogie réalisée par Nicolas Winding Refn. Ca n’éclaire pas votre lanterne ? Je me charge d’apporter un peu de lumière dans votre triste inculture. NWR (nommons-le ainsi) est un réalisateur danois. Oui, on s’en bat un peu les cacahuètes ; ça ne nous dit toujours pas le nom de cette cabalistique trilogie qu’est Pusher.
Voilà, ça c’est fait. Comme c’est une trilogie, les trois volets vont évidemment graviter autour d’un thème commun : le quotidien de la pègre et le marché de la drogue. La nationalité du de NWR n’est pas si anodine que ça puisque toute l’intrigue se passe dans les murs de Copenhague.

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Commençons sans plus attendre, maintenant que les fondations sons posées et que la dalle est sèche, avec Pusher premier du nom. Franck, une petite frappe de la ville, se charge de dealer pour Milo, le trafiquant du coin. Accompagné de son acolyte Tonny, il est chargé de procéder à un échange qui tourne mal. Incapable de régler sa dette auprès de Milo, il devra essayer de survivre dans un monde incertain…

Le premier réflexe que l’on a en regardant le film, c’est de penser à Michael Mann, un des fervents pratiquants du tournage caméra à l’épaule. C’est donc en général assez bien tourné même si la mise en scène n’a rien de révolutionnaire. Cependant les choix de narration sont intéressants : non pas se cantonner sur la partie émergée de l’iceberg comme peuvent le faire les films d’action classiques, Pusher nous fait pénétrer dans le quotidien de ces hommes ayant un rapport étroit avec la drogue. On surprend donc des conversations telles que le dernier plan cul raconté dans les moindres détails, ou d’autres échanges que l’on peut très imaginer dans le microcosme des camés.
Ca nous donne du coup l’impression de suivre Franck un peu partout dans ses déplacements, d’être derrière lui comme un surveillant invisible. Tantôt avec lui dans le lit de sa copine, ou dans la rue en proie au désoeuvrement ou à la dépravation, on partage sa vie.

Le film montre à quel point choisir la mauvaise route peut être pernicieux ; la loyauté mafieuse assure la pérennité, mais si quelque chose cloche, toutes les attaches tombent et les amis deviennent ennemis. NWR s’intéresse aux liens humains que les protagonistes essaient de tisser malgré leur situation scabreuse, et l’on s’amusera de voir Franck débarquer chez sa mère pour mendier quelques couronnes…
Le reste relève du conventionnel ; la violence est de la partie, la cocaïne est sniffée par centaine de rails, les pétards se consument, et l’héroïne débauche.

En résumé, si GTA avait été un film, il se serait appelé Pusher. Son histoire en fait presque un docu-fiction sur le petit trafiquant bas de gamme qui vit des missions qu’on lui confie. Seulement le film souffre d’un problème de rythme ; très inégale, la progression donne une alternance de scènes de tension forte et de passages un peu longuets. Intéressant, mais pas vraiment passionnant.

 

Avec Pusher 2, sous-titré Du sang sur les mains, NWR s’intéresse cette fois-ci à Tonny, le skinhead compère du mystérieux disparu Franck (auquel une allusion très succincte est faite à un moment). Incarcéré on ne sait trop comment, on rejoint Tonny lors de sa libération. Avant de poursuivre, précisons tout de même que c’est Mads Mikkelsen qui lui prête ses traits, autrement dit le Chiffre, le banquier très calculateur de Casino Royale. L’ex tôlard revient donc se blottir sous l’aile de son père, dit le Duc (NWR fan de The Big Lebowsky ou NY 1997 ?), en fils prodigue. Pour regagner la confiance paternelle, il devra faire ses preuves. Mais c’est sans compter son caractère instable qui fait de lui un électron libre au sein de la mafia danoise et surtout son père qui ne peut le considérer sans circonspection. De petits plans en grandes embrouilles, Tonny s’embarque malgré lui dans une spirale infernale. Il lui faudra bien choisir ses amis, préserver la confiance altérée de son baron de la drogue de père, et essayer d’être un bon père lui-même en s’occupant du mioche qu’il a fait à la péripatéticienne du coin.

La recette est toujours la même pour cet épisode : on s’immisce dans la vie de Tonny et on le regarde sombrer en plus de rester embourbé dans les affres de la drogue. Dialogues toujours aussi crus, scènes brutes de décoffrages. Les relations de confiance et les coups tordus sont toujours au rendez-vous, cependant la sauce prend mieux là où le premier s’était dégonflé comme un soufflé au fromage. Peut-être est-ce dû à la prestance de Mikkelsen ou bien à une réalisation plus mature (huit ans séparent le premier du second volet). Ce n’est pas encore parfait, mais Pusher 2 comble certaines lacunes, notamment d’enchaînement, accusées par son prédécesseur. Le problème est que l’on a un peu l’impression de revivre l’histoire de Pusher avec un casting différent ; il est toujours question de dette à honorer (morale ou pécuniaire) et l’on aurait aimé un changement dans l’approche du sujet. On nous livre juste une amélioration, bienvenue tout de même.

 

Enfin, Pusher 3 : l’Ange de la Mort donne le rôle clé à Milo, omniprésent dans la saga. Après une période d’errance chez les drogués anonymes pour tenter une désintoxication, le trafiquant serbe n’en a pas pour autant abandonné sa besogne de dealer. Après qu’on lui ait fourgué des pilules d’extasy au lieu de son habituelle poudre, et comme un malheur n’arrive jamais seul, après s’être fait dupé par un de ses coursiers, Milo rentre dans une colère folle et entreprend un chemin de croix très vindicatif…

NWR monte encore la barre d’un cran pour cette ultime séquelle, mais on peut lui reprocher un conservatisme trop ancré, car sa démarche reste inchangée. On ne change certes pas une recette dont le goût s’intensifie à force de pratique… D’autant plus que, suivant logiquement la voie dégagée par Pusher 2, Pusher 3 se veut encore plus psychologique. Ecartelé entre sa responsabilité de père de famille qui marie sa fille et ses soucis de fripouille à qui l’on vient de voler quelques dix milles pilules bleues, tout cela surmontée de son envie plus ou moins sincère de décrocher, Milo développe une légère schizophrénie.
Le tout donne un côté assez intéressant, et Milo semble être, sous ses airs bourrus et patibulaires, le plus humain des personnages. Hélas, on reste encore trop proche des deux autres films, on a l’impression de faire face à une œuvre que l’on gomme sans cesse pour la faire évoluer tout en ne trahissant pas ses principales circonvolutions.

 

En conclusion, Pusher est un projet assez ambitieux et qu’il faut voir. Nonobstant, il est difficile de trouver de la complémentarité entre les différents films, et l’on se demande s’il n’aurait pas été mieux de faire un unique film plus abouti plutôt que trois qui finalement peuvent être qualifiés de faux triplés… Certes la qualité est croissante, mais le sentiment de déjà vu d’un film à l’autre est frustrant. Mais pour les dialogues, l’aspect docu-fiction et le côté intime des scènes de vie quotidienne et l’intégrité d’un récit sans tabou, cette œuvre vaut le coup. Même s’il semble difficile de s’échapper des griffes de la drogue, que l’on ait un rapport direct ou lointain avec elle, tous ses accros n’en restent pas moins des hommes avec une ébauche de vie, malgré le fait qu’ils soient amené à tuer pour survivre. Une métaphore de la loi du plus fort, plaisante, mais trop maladroite pour comparer le cinéma de NWR à celui de Scorsese comme certains l’ont fait. Un sous Scarface, pour faire simple.

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